Je pensais garder mon nom et mon prénom reconnus par l’état civil. Justine LEMAIRE. J’avais d’ailleurs commencé à me dévoiler sous cette identité depuis le site que j’avais développé justinelemaire.fr (dépublié au 09/10/2025).
Je ne voyais pas de raison de changer une identité que j’ai eue tant de mal à trouver. Pour autant, deux-trois auto-arguments me chiffonnaient un peu.
Le « Justine » en Anglais rappelle un autre artiste et il est déjà utilisé dans ce domaine. « LEMAIRE » est très politisé, et nous sommes nombreuses à porter cette identité en France ! Peut-être même en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, dans les Dom-Tom.., qui sait…
Et puis, pour la petite anecdote, il y a eu cet homme, un inconnu, qui m’a appelée à la fin du printemps, début de l’été 2025.
L’homme: Je vous appelle au sujet de vos toiles.
Moi : Mais qui êtes-vous ?
Cet homme : Je vous ai acheté un …cm par …cm cet hiver. On ne se connait pas. Je l’ai acheté…
Moi : Mais Monsieur vous vous trompez. Je ne peins pas.
Lui : Mais vous êtes bien Justine LEMAIRE ?
Moi : Oui.
Lui : On ne se connait pas, non, puisque je vous ai acheté votre toile par…(un intermédiaire) !
Moi : Je ne peins pas Monsieur. Ce n’est pas moi qui l’ait peinte !
Lui : Ah, étrange… J’ai eu vos coordonnées sur votre site. Vous êtes artiste ?
Moi : Oui. Mais pas peintre. ( Pas à ce jour en tout cas ! )
Lui : Pourtant vous êtes bien Justine LEMAIRE ?
Moi : Oui. Mais il s’agit d’une autre Justine LEMAIRE.
Un homonyme semait déjà la confusion. Mon propre prénom et nom n’étaient plus des alliés. Il fallait que je redéfinisse mon identité.
Une identité artistique unique et singulière
J’ai donc sérieusement creusé pour définir ma nouvelle identité au service de mon Art que je pourrai porter comme si je l’avais toujours eue.
Je n’avais pas reçu de pseudo/surnom, en tout cas rien de valorisant et je ne me voyais pas enfiler n’importe quel prénom-nom/pseudo pour transmettre les messages que je porte en moi.
Ne pas me réduire, ne pas me sous-estimer, viser la grandeur.
Je voulais pouvoir honorer ce que j’étais devenue et la voie que je continuais d’emprunter après tant de recherches sur moi-même ces dernières années. Je voulais honorer le divin qui est en moi, à sa juste valeur. Créer, exprimer ma vérité et oser la révéler m’ont réclamée d’avoir la foi même dans le doute. J’allais oser me réaliser et me montrer.
C’était trouvé ! Ce sera Divine BOREAL.
J’avais envie de mettre en avant ce qui me caractérise assez bien. La polyvalence. La diversité. La mixité.
Ma différence. Je me suis concentrée sur ce que de belles rencontres disaient de moi et qui concernait ma différence, cette partie divine qu’elles reconnaissaient chez moi. Mon prénom sera divin.
Et puis, j’ai souhaité sublimer un état de victimisation dans lequel je m’étais réfugiée. Un état où j’étais fatiguée d’être incomprise comme si j’étais cet être venu de nul part à qui on peut demander de se mettre en retrait parce qu’on ne le comprend pas et qu’on n’a pas envie de le comprendre.
Alors j’ai recherché dans la nature ce qui existe, qui est hors-du-commun et merveilleux.
Il existe au moins un phénomène qu’on ne comprend pas vraiment et qu’on admire en même temps.
Ce n’est peut-être pas nécessaire d’aller chercher à le comprendre. Juste parce qu’il est, il est parfait ainsi. Comme chacun de nous. Ce phénomène est celui des Aurores Boréales. Un phénomène mystique que l’on peut apercevoir dans le ciel du Nord. Ce sera BOREAL mon nom de famille artistique. De ma différence, j’en ferai ma valeur ajoutée !
J’ai réfléchi à l’orthographe, je souhaitais que mon identité artistique soit simple à écrire par tous, en France comme à l’étranger. Je voulais que l’orthographe ne soit pas trop transformable dans l’élocution non plus.
Boréale. Accent aigüe sur le « e » ? Non, pas d’accent. BOREALE? Non plus. Pas de « e ». En Espagnol, ça se prononcerait « Boréalé ». Et puis je voulais aussi que mon prénom ne soit pas trop éloigné de mon prénom civil, que je puisse phonétiquement être comme chez moi.
Divine-Justine.


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