TRANS, apporter plus de conscience sur notre quotidien

Mes trois premiers épisodes de Trans ont été diffusés.

Le temps est passé depuis la publication du premier épisode en Août 2025. Lorsqu’on l’écoute ou qu’on le réécoute, on peut se rendre compte à quel point ce Siècle est réellement un Siècle de Grandes Transformations plus que jamais.

Depuis… Depuis, il y a eu des manifestations d’agriculteurs, le conflit entre nations, ou encore plus de conflits entre nations devrais-je dire ? Il y a eu des catastrophes naturelles. Les incendies massifs. Les inondations…Des canicules. Entr’autre.

Notre société m’a agréablement surprise à mettre en place tout un tas de nouveaux outils pour apprendre à mieux se comprendre. Elle a aussi mis le doigt sur des premiers points de vulnérabilité, qui, sans qu’ils ne soient pris en compte peuvent devenir des handicaps en cas de situation alarmante. Mais notre société m’a aussi montrée qu’elle sait anticiper quand elle est bien leadée même si « anticiper » ou je dirais plutôt préparer n’est pas dans notre culture. Bravo et merci à ces leaders ou nouveaux leaders mis en lumière. Gérer une crise reste périlleux et personne ne devrait avoir à prendre SEUL.E une telle responsabilité pour l’humanité.
Quoi qu’il en soit, cet espace-là, entre 2025 et aujourd’hui nous a initié à COMMENT regarder, par des épreuves de feu ( guerres, incendies, canicules… ).

Nous avons identifié des limites à notre fonctionnement qu’on pensait peut-être sans conséquences jusqu’à présent ou du moins sans conséquences à court terme.

Heureusement, à échelle mondiale, cette année, « peu » de nous ont péri malgré les contextes de tension.

Mais il y a eu des MORTS. Un c’est déjà TROP. Une vie de prise, c’est TROP. Que c’est triste d’avoir des morts de tout ces événements. Oh oui ça l’est. J’ai tant prié. Je suis désolée pour tout ces gens et toutes ces familles qui n’ont pas du comprendre tout ce qui leur est arrivé. Je pense bien à elles et je leur souhaite de trouver la lumière qu’elles sauront regarder.

Beaucoup de nos ressources/énergies ( pétrole, élec, eau, nourriture, santé… ) sont re-questionnées ou saisies par ce qui est bien plus grand que nous. Depuis 2025, notre structure de société est fortement bousculée, challengée par LA réalité. C’est logique. C’est en cela rassurant. Oui, c’est rassurant car qu’il en soit autrement avec tout nos faux pas n’auraient pas été logique.

Lorsque certains acteurs prennent leurs responsabilités à dévoiler la vérité, ils nous apportent un véritable bol d’air là où nous étions compressés. Petit aparté : merci à ces personnes courageuses, qui, pour les raisons qui sont les leurs et pas toujours excusables ne sont pas sorties du silence avant. Car pendant ce temps, combien ont eu mal de ce silence ?

Oh non, la vérité n’est pas toujours belle à dire, oh ça non. C’est pas toujours idyllique, parfois elle est sale et parfois horriblement monstrueuse.

Mais la vérité doit être dite. Elle nous apporte au moins une opportunité de nous aligner. Elle nous apporte la clarté. Car, qui peut avancer et construire sereinement, justement, les yeux bandés ? Et puis une vérité dite permet aussi de ne plus chercher des réponses aux mauvais endroits.

Parce que je crois bien qu’on se fourvoie de combats quand on creuse pour trouver des solutions à un état des lieux ÉRRONÉ.


Par exemple :

Si je souhaite créer de l’emploi pour faire travailler des personnes qui n’en ont pas envie, je me fourvoie de combats. Vous ne croyez pas ? Elles n’en ont pas envie. « Faire travailler des personnes » n’est peut-être pas la bonne vision non plus.

Le combat à ce niveau pour moi est davantage :

  1. En un, pourquoi vouloir créer de l’emploi ? Quelles sont les motivations réelles à vouloir créer de l’emploi ? N’y en a-t-il pas déjà ?
    Et de cette réponse qui en découle, est-ce que je ne pourrais pas trouver une réponse autrement ? Bienvenue aux économistes et autres bâtisseurs et architectes de l’économie pour répondre à cette question. Mais j’inviterais également des philosophes, des acteurs de la santé et du social pour répondre à cette question. Pourquoi ? Parce que la valeur TRAVAIL est une composante de l’équilibre de vie. Peut-être pourrait-elle trouver une autre forme que celle qu’on la lui reconnaît à ce jour ?
  2. Et puis, aussi, je dois me demander ce qui éloigne les demandeurs d’emploi ( DE ) de l’envie de retourner à l’emploi ? Qui sont ces personnes ? Ont-elles déjà à faire de leurs côtés ? Quel est leur état psychique ? Ont-elle une structure juridique à côté qui les rémunère ? Quel est leur quotidien et quels sont leurs priorités ? Quelles sont leurs ambitions réelles ? Se connaissent-elles suffisamment pour savoir dans quelle espace elles se sentiraient le mieux ? Arrivons-nous à voir leur valeur ? À développer avec des « chômeurs » en privé, et puis aussi en collectif avec des services sociaux et départementaux ( éducateurs, maraudeurs, CIP, assistants sociaux, agents CAF… ), des EVS et des centres sociaux, des chefs d’entreprise et des syndicats, France Travail… Et à débattre aussi lors de débats GRAND PUBLIC. Parce qu’on a tous, TOUS le droit à l’épanouissement personnel.
  3. En 3, je me demanderais qui est celui ou celle qui veut « faire travailler » ? Quelles sont ses motivations à vouloir « faire travailler » ? La domination ? L’ envie d’avoir des personnes qui travaillent pour nous ? Est-ce que les oppresseurs, ces personnes qui veulent « faire travailler les autres », se sentent dépassés par une situation et ont besoin de renfort ? Est-ce que ces personnes ont l’impression de travailler seules et de faire fonctionner le système seules tandis que d’autres bronzent ? Pourquoi certains veulent « faire travailler » les demandeurs d’emploi? Qu’est-ce que ça sous-entend entre les lignes ? Peut-être que nous portons la croyance que le travail est LE seul moyen d’être un citoyen intégré et IMPLIQUÉ ? Sinon que je suis une plaie pour la société ou un fardeau si je suis identifié.e DE ou au RSA ? Est-ce vraiment le cas ? Qui peut répondre à ça ? Idem, là faudrait réunir divers profils pour en débattre. Comme tout le temps.

Oui, ça revient à se saisir de la base et à la re-questionner et ça peut faire peur car qui a envie de tout reconstruire ? Et si nous n’avions pas tout à reconstruire mais qu’il était davantage question de (re)découvrir le sens de ce qui compose notre structure ( réflexion collective ) qui semble être une Vérité ? Et si nous redécouvrions ou si nous donnions un sens à ce qui compose notre quotidien pour mieux conserver ce qui existe déjà et qui est cohérent, logique et fertile ? Et si nous n’avions pas tout à reconstruire mais qu’il était davantage question de créer des réponses réelles, efficaces et simples à nos réelles problématiques et qui n’existent pas encore ? S’il était aussi question de pouvoir mieux nous positionner individuellement dans notre société, alors quelle en serait l’implication de chacun.e ?

Comment mobiliser nos plus belles réflexions si on n’a pas les bonnes questions ? Alors forcément sur le long terme, chercher à donner une réponse à ces questions de surface étalées sur plusieurs mandats présidentiels donne qu’on s’épuise tous les uns après les autres.
Parce que des solutions, il y en a de proposées ! Oh ça oui ! Nous sommes incroyables. Des merveilles de la nature. Nous avons de l’imagination, ça oui ! C’est d’ailleurs aussi en cela que je suis relativement confiante pour notre avenir. Je reconnais nos intelligences complémentaires. Mais évidement que certaines propositions actuelles malgré les plus belles stratégies, malgré la compétence et l’expertise restent néanmoins insatisfaisantes. Les plus belles propositions peuvent être parfois inconvenantes car elles ne répondent pas aux bonnes questions. Si les bonnes questions étaient posées alors il faudrait comprendre que la solution doit répondre à la structure même, c’est à dire à comment fonctionne et comment est organisée notre société, de ce sur quoi repose notre société, c’est à dire sur nos fondations, notre fonctionnement en cours et notre orientation collective.

Sommes-nous assez courageux pour aller fouiller là-dedans ? Parce qu’il y a du travail et suffisamment pour ne pas avoir besoin de créer davantage de postes « vitrines » qui asphyxient et anesthésient nos corps et nos cerveaux.

Quel genre de travail ? Des postes d’enseignants, de formateurs, de médiateurs, d’acteurs de la transition et de ces domaines trop peu connus pour l’heure et démocratisés demain. Nous avons besoin de créateurs, d’hébergeurs de projets, de stratèges, de pilotes de projets, d’architectes de société, d’économistes, de mathématiciens, d’artistes, d’informaticiens, de développeurs, de soignants, de psychologues… Et tant. Nous avons besoin de tous. Avec chacun son expertise, son implication, son combat, son attirance et son talent.

Nous avons des fondations, une structure, une constitution, une organisation… Mais nous en voyons les limites. Et si nos fondations n’étaient pas si solides ? Sommes-nous en train de vivre dans une société de valeurs ? Nous regrettons parfois un temps, celui d’autrefois où nous savions vivre les uns avec les autres.
Un temps où il y avait plus de savoir-vivre. Mais si de cette époque passée nous avions su structurer cette société pour ne pas perdre ce qui nous semble importants comme les valeurs ou les savoirs-faire par exemple, ne croyez-vous pas qu’en 2026 nous en serions les dignes héritiers ?
Pourtant, ça ne saute pas vraiment aux yeux que les valeurs et les savoirs-faire ( pour l’exemple ) fassent parties de nos fondations, n’est-ce pas ?

Sommes-nous prêts à voir que nous avons autrefois proposé et mis en place des structures parfois lourdement dysfonctionnelles en finalité? Elles ont été testées mais elles sont désapprouvées. Elles nous pèsent au quotidien. Nous avons des succès et des échecs. Les échecs sont-ils réellement des échecs ? Nous avons essayé. Nous constatons que ça ne fonctionne pas. Nous devons re-calibrer et essayer AUTRE CHOSE. C’est OK. Pour l’heure, à ma connaissance, personne ne détient « Le parfait manuel de gestion d’une société », si ?

Saurons-nous reconnaître que le sacrifice de certains et certaines qui se sont battus pour des droits qu’on aurait pas du avoir à reprendre, et ce, toutes époques confondues, sont en train de tomber aux oubliettes ? Etc. Etc.
La suite ? Sommes-nous assez nombreux et compétents pour faire face aux différents défis éthiques ? Aux différents défis et moeurs d’époques… Arriverons-nous à prendre de l’élan AVEC nos plus belles réussites pour envisager QUAND MÊME un futur au prix du dur labeur, et ce, pour construire une incroyable société qui saura se relever des mensonges, des peurs et des souffrances ? Je le crois oui. Je le crois.

Est-ce qu’on doit accepter sans rien dire qu’on nous a menti ? Est-ce qu’on doit accepter sans rien dire qu’on aura généré de la peur et de la souffrance chez nous ? Au prix de quoi et pour qui ? Non, certainement pas ! Nous devons nous exprimer ! En toute intelligence. Ça signifie quoi ? Ça signifie que nous devons à partir de cette colère TRANSFORMER intelligemment la structure de notre système pour que ni le mensonge, ni la peur, ni la souffrance puissent devenir ou redevenir un jour une norme ou qu’ils ne soient tolérés dans le silence… Pourquoi ? Parce que DEMAIN peut exister. Et que ça part de là.

C’est encourageant de voir le voile se lever. Enfin! Il nous faut avancer un pas après l’autre. Simplement un pas et puis un autre. Et encore un autre. Sans nous précipiter. Nous sommes ensemble.

Vers quoi devons-nous nous orienter ? Vers l’expansion de l’individu. De vous. De moi. De nous. Mais aussi la préservation de mon Monde, qui est aussi le vôtre. Nous devons protéger votre planète et tout le VIVANT. Nous devons protéger ma planète. La vôtre. N’oublions pas je vous prie, les animaux, les insectes, les plantes, les arbres, les fleurs, ( TOUTE la faune, la flore ) les minéraux, les éléments…Et n’oublions pas cet invisible. Ce n’est pas parce que c’est invisible que ça n’existe pas. Il y a eu du VIVANT avant nous. « Car rien ne se crée, ni dans les opérations de l’art, ni dans celles de la nature, et l’on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l’opération » disait Lavoisier, chimiste, philosophe et économiste français.

C’est à la source des questions qu’il nous faut revenir. Nous ne pouvons plus nous autoriser de superficialités pour dorer quelques égos. Bien sûr, il nous faut être patients les uns avec les autres et avec nous-mêmes. Chacun a son rythme, son parcours de vie et ses préoccupations qui les étrangle, qui vous étrangle, ou qui m’étrangle peut-être, et qui nous étranglera encore peut-être un peu tout pendant que nous tenterons de mettre en pratique des solutions. Et oui, ces solutions se verront peut-être elles aussi dysfonctionnelles. Alors il nous faudra être patients de réussir collectivement pas une petite victoire mais une Grande Victoire! Qui nous restaurera notre droit de vivre. Comme toute nouveauté, il y a un temps pour le calibrage.

Soyons aimants mais pas naïfs évidement. Posons des limites pour nous éduquer les uns les autres, car c’est bien cela que nous voulons, non ? Évoluer et grandir ? Nous voulons nous offrir le luxe de la Vie ? Sommes-nous seulement capables de la reconnaître quand elle est là, d’en prendre soin et de la préserver ?

Parce que chaque année quelques nouveaux petits humains débarquent sur ce même lieu de sinistre où nous vivons. On leur prépare quoi ? Une Terre fertile, un Monde fleuri ? Ou on leur laissera notre crasse, notre fatigue, notre fainéantise, tout ce qu’on n’aura pas voulu faire et tout ce qu’on n’aura pas su voir ? Est-ce qu’on ne pourrait pas leur préparer un bel espace de VIE ? De jeu ? D’Amour ? De joie ? Ou est-ce qu’on est trop jaloux pour leur faire ce cadeau sous prétexte que nous n’aurions NOUS pas eu cette chance ? Nous nous sommes égarés. Nous pouvons nous retrouver.

Alors éduquons-nous calmement. Et si le calme n’est plus en nous, laissons le relai à quelqu’un d’autre que nous pour éduquer un temps. Et apprenons l’un de l’autre.

Il me semble évident qu’il y aura beaucoup de mouvements politiques qui ne vont pas tous nous plaire mais nous n’avons, je crois, plus ce luxe de ne rien faire. Essayons d’être intelligents dans nos réactions malgré tout. Car beaucoup est à revoir et cela peut se développer de la plus belle des façons. En son temps. Un pas après l’autre.

Notre capital de décisions politiques prises sans Grandes Orientations et profondes réflexions est déjà consommé. Notre société ne sait plus nous offrir de confort de vie, si tant est qu’un jour elle ait réellement su le faire ? C’est un travail de profondeur et collectif qui est en train de naître. C’est une chance et ce, malgré l’apparence qu’elle revêt !

Ce Grand Changement part de chacun de nous, individuellement. C’est ce qui va nous permettre de viser LE MEILLEUR. LE MEILLEUR pour nous. Nous sommes ici et là parce que nous avons la ressource en nous pour le vivre. Ce n’est pas SIMPLE et sans EFFORT, mais nous avons été façonnés à supporter la difficulté et l’effort pour le PIRE, non ? Alors peut-être que ce qui nous attend n’est pas SIMPLE et sans EFFORT mais cette fois, c’est pour le MEILLEUR. Pour le MEILLEUR. Certains ne voudront pas changer. Ils en ont le droit. Continuez à avancer. Si vous en ressentez l’envie, ( sinon laissez-les tranquilles ), envoyez-leur de belles prières pour qu’ils trouvent la ressource d’avoir envie de mieux pour eux et de savoir comment s’y rendre vers « ce mieux ». Et puis, pensez à vous.


Nous avons aussi de la ressource collective pour vivre ce que nous avons à vivre. Souvenons-nous en. Nous sommes ensemble. Pas seuls. Et puis autorisons-nous à nous tromper, et à faire pour la première fois, autorisons-nous à débuter et à découvrir. D’autant plus si nous commençons un nouveau projet et que c’est expérimental. Nous n’avons pas à être experts au début, si ? Nous devons simplement continuer, garder nos objectifs en tête et ne pas abandonner.

Avec tout mon Amour,

Justine

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